Virus, piratage, vol de données : ces mots semblent parfois réservés aux grandes entreprises, aux stars ou aux experts en informatique. Pourtant, aujourd’hui, tout le monde est concerné : particuliers, artisans, petites entreprises… Personne n’est à l’abri, car chaque appareil connecté est une porte d’entrée potentielle.
La bonne nouvelle, c’est que la cybersécurité n’est pas réservée aux spécialistes. Quelques gestes simples et de bonnes habitudes suffisent souvent à tenir les cybercriminels à distance : mots de passe, vigilance face aux arnaques, mises à jour régulières… Autant de réflexes accessibles à tous, mais qui peuvent faire la différence.
Dans cet article, on vous propose un tour d’horizon des bons réflexes à adopter, que vous soyez utilisateur occasionnel ou entrepreneur connecté. Parce qu’en matière de sécurité, Il vaut mieux prévenir que guérir.
On sous-estime souvent le rôle du mot de passe : c’est pourtant le premier rempart qui protège toutes nos informations en ligne, nos comptes bancaires, nos réseaux sociaux, nos emails, et parfois même l’accès à nos appareils. Un mot de passe trop simple ou réutilisé sur plusieurs sites, c’est comme laisser la clé de chez soi sous le paillasson : la porte est là, mais elle n’arrête personne.
Longueur et complexité : Un bon mot de passe doit comporter au moins 12 caractères, mélanger majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux. Les prénoms, dates de naissance, ou “azerty123” sont à proscrire.
Un mot de passe différent pour chaque service : Si un site est piraté, vos autres comptes ne seront pas compromis.
Changer régulièrement ses mots de passe : Même les plus solides finissent par devenir vulnérables s’ils sont connus ou divulgués quelque part.
Utiliser un gestionnaire de mots de passe : Des outils comme Bitwarden, LastPass, Dashlane ou même le gestionnaire intégré à votre navigateur permettent de générer et stocker des mots de passe complexes, sans devoir tout retenir.
Activer la double authentification (2FA) : Ce système ajoute une couche de sécurité : après avoir tapé votre mot de passe, un code unique est envoyé par SMS ou généré sur une appli dédiée. Même si quelqu’un découvre votre mot de passe, il ne pourra pas se connecter sans ce second code.
Adopter ces quelques réflexes, c’est déjà fermer la porte à la grande majorité des attaques ciblant les mots de passe. Quelques minutes pour bien les choisir, c’est des ennuis de moins pour longtemps !
Le phishing — ou hameçonnage en français — est l’une des techniques de piratage les plus courantes et les plus redoutables, car elle joue sur la confiance et la distraction de ses victimes. L’objectif des cybercriminels ? Vous pousser à donner vos mots de passe, numéros de carte bancaire ou autres informations sensibles, souvent en se faisant passer pour un organisme connu (banque, opérateur, administration, etc.).
Des emails ou SMS qui imitent parfaitement le graphisme d’une entreprise, vous demandant de « mettre à jour votre compte » ou de cliquer sur un lien.
Des messages alarmants (« Votre compte va être bloqué », « Problème de paiement », etc.) pour inciter à une réaction rapide.
Des liens qui mènent vers des sites factices, parfois presque identiques à l’original.
Toujours vérifier l’expéditeur : Méfiez-vous des adresses bizarres ou comportant des fautes (ex : info@votre-banqque.com).
Ne jamais cliquer sur un lien ou ouvrir une pièce jointe sans réfléchir : Passez la souris sur le lien pour voir l’adresse réelle, ou tapez manuellement l’URL dans votre navigateur.
Regarder le contenu du message : Orthographe approximative, formulation étrange, demande inhabituelle… Autant de signaux d’alerte même si les intelligences artificielles viennent de plus en plus à leur secours et créent des messages de plus en plus convaincants.
En cas de doute, contactez directement l’organisme (banque, opérateur…) via un numéro officiel ou le site web, sans utiliser les coordonnées fournies dans le message.
Signaler les messages suspects : De nombreux services (banques, plateformes mail) disposent d’un bouton pour signaler les tentatives de phishing.
Une vigilance minimale suffit souvent à éviter les pièges : mieux vaut rater une soi-disant « urgence » que de transmettre involontairement ses données à un escroc !
On l’oublie ou on reporte souvent, mais maintenir à jour ses appareils et ses logiciels est l’un des gestes les plus efficaces pour se protéger des cybermenaces. Pourquoi ? Parce que les pirates exploitent en priorité les failles de sécurité présentes dans les anciennes versions des systèmes, applications ou antivirus.
À chaque mise à jour, les développeurs corrigent des bugs et, surtout, des vulnérabilités qui pourraient être exploitées pour pirater ou infecter votre ordinateur, votre smartphone ou même votre box Internet.
Lorsqu’une faille est rendue publique, il suffit parfois de quelques jours (ou heures) pour que des attaques automatisées ciblent tous les appareils qui n’ont pas encore été corrigés.
Activer les mises à jour automatiques : Sur Windows, Mac, smartphones et même beaucoup de box Internet, l’option existe. Laisser son appareil se mettre à jour seul, c’est l’assurance de ne rien oublier.
Installer rapidement les mises à jour proposées : Ne repoussez pas à demain ce qui protège aujourd’hui. Un simple redémarrage suffit parfois à combler une faille.
Mettre à jour TOUS ses appareils : Ordinateur, tablette, smartphone, mais aussi objets connectés, imprimante, box Internet, etc. Chaque maillon peut être la cible d’une attaque.
Programmez une plage horaire où vos appareils peuvent redémarrer sans gêner votre travail (souvent la nuit).
N’attendez pas que le système “rame” ou affiche des messages d’erreur : la prévention est votre meilleure alliée.
Une seule faille peut suffire aux pirates. Faire les mises à jour, c’est comme fermer les fenêtres et verrouiller les portes : simple, rapide, et indispensable pour garder l’esprit tranquille.
On pense souvent à la sécurité comme à une barrière contre les intrusions, mais elle consiste aussi à limiter les dégâts en cas de problème : panne, vol, accident, piratage… Un bon réflexe ? Sauvegarder régulièrement ses données pour ne jamais tout perdre du jour au lendemain.
Aucune machine n’est à l’abri d’un incident : un disque dur qui lâche, un smartphone cassé, un ransomware qui bloque l’accès aux fichiers…
Photos, documents, contacts : tout ce qui est important devrait exister en au moins deux exemplaires.
Les professionnels comme les particuliers sont concernés : les données valent souvent plus que la machine elle-même.
Disque dur externe ou clé USB : Rapide et accessible, idéal pour les documents volumineux ou les sauvegardes ponctuelles.
Cloud (Google Drive, Dropbox, OneDrive, etc.) : Les données sont stockées à distance, accessibles partout, protégées en cas de vol ou d’incendie chez soi.
Sauvegarde automatique/NAS : Pour les usages professionnels ou les particuliers exigeants, un serveur de sauvegarde à la maison ou au bureau permet des copies régulières, sans intervention.
Sauvegarder régulièrement : Au moins une fois par semaine, voire tous les jours pour les données très importantes.
Vérifier ses sauvegardes : S’assurer que la copie s’est bien faite, que les fichiers sont lisibles, et que la sauvegarde est complète.
Stocker la sauvegarde à un autre endroit : Si possible, garder une copie hors du domicile ou du bureau (dans le cloud ou chez un proche) pour se prémunir contre les sinistres.
Une sauvegarde récente, c’est la garantie de ne jamais perdre l’essentiel, même si le pire arrive. Mieux vaut prendre 10 minutes aujourd’hui que de tout regretter demain !
On ne le réalise pas toujours, mais la box Internet ou le routeur WiFi de la maison ou du bureau, c’est la porte d’entrée vers tout votre univers numérique. Un réseau mal protégé, c’est comme laisser la clé sur la porte : n’importe qui peut entrer, parfois même à distance.
Si quelqu’un s’introduit sur votre réseau, il peut intercepter vos données, utiliser votre connexion (voire mener des activités illégales à votre insu), ou attaquer vos appareils directement.
Le réseau domestique/professionnel est la première ligne de défense pour tout ce qui est connecté : ordinateurs, smartphones, objets connectés, etc.
Changer le mot de passe par défaut de la box/du WiFi : Les mots de passe d’usine sont connus des pirates. Optez pour un mot de passe long et unique.
Désactiver le WPS : Ce système, qui permet de connecter un appareil par simple pression d’un bouton, est pratique mais aussi vulnérable aux attaques.
Mettre à jour le firmware de la box : Comme les ordinateurs, les routeurs ont des mises à jour qui corrigent des failles de sécurité.
Créer un réseau invité : Pour les visiteurs, créez un accès WiFi séparé, sans accès à vos appareils ou fichiers personnels.
Limiter la puissance du signal WiFi : Si vous vivez en appartement, réduire la portée du signal peut éviter que des voisins (ou des inconnus) tentent de se connecter.
Pensez à vérifier régulièrement la liste des appareils connectés à votre box (disponible dans l’interface d’administration de la box). Un appareil inconnu ? Changez le mot de passe immédiatement.
Déconnectez les appareils inutilisés ou trop anciens qui n’ont plus de mises à jour.
En appliquant ces quelques règles, vous rendez la vie bien plus difficile aux intrus, et protégez efficacement tout ce qui transite sur votre réseau.
Aujourd’hui, nos smartphones et tablettes contiennent autant — voire plus — d’informations sensibles qu’un ordinateur : photos, contacts, mails, applis bancaires, codes d’accès… Ils sont donc devenus une cible privilégiée des cybercriminels, et méritent la même attention en matière de sécurité.
Vol ou perte de l’appareil : quelqu’un peut accéder à vos données si le téléphone n’est pas protégé.
Applications malveillantes : certaines applis (même sur les stores officiels) peuvent voler vos données ou installer des virus.
Hameçonnage par SMS, notifications ou applis de messagerie.
Connexions WiFi publiques peu sécurisées.
Activer le verrouillage d’écran : mot de passe, code PIN, schéma ou biométrie (empreinte digitale, reconnaissance faciale).
Télécharger uniquement des applications fiables : privilégiez les stores officiels (Google Play, App Store), regardez les avis et le nombre de téléchargements.
Vérifier les autorisations accordées aux applications : une application lampe torche n’a pas besoin d’accéder à vos contacts ou à votre micro !
Éviter les WiFi publics non sécurisés : ou utiliser un VPN si c’est indispensable.
Mettre à jour régulièrement le système et les applications : les failles sont corrigées très souvent sur mobile.
Activer la localisation à distance : pour effacer ou localiser l’appareil en cas de vol ou de perte.
Protéger ses appareils mobiles, c’est protéger sa vie privée et limiter les conséquences en cas de vol, de perte ou d’attaque. Ces gestes simples prennent quelques minutes… et peuvent épargner bien des soucis.
La cybersécurité n’est pas qu’une affaire de spécialistes ou de grandes entreprises : chacun, à la maison comme au travail, peut adopter des gestes simples pour se protéger efficacement. Choisir des mots de passe solides, rester vigilant face au phishing, effectuer ses mises à jour, sauvegarder régulièrement ses données et sécuriser son réseau sont autant de réflexes qui font la différence au quotidien.
Sur ordinateur comme sur mobile, il suffit souvent de quelques minutes pour éviter des semaines de galère en cas de problème. Et si un doute subsiste, il vaut toujours mieux demander conseil plutôt que de risquer gros.
Chez Code65, nous sommes là pour accompagner particuliers et professionnels : audit, conseils, installation de solutions, formation… Ensemble, faisons de la cybersécurité un réflexe accessible à tous.
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